"Ce n'est pas ma voix que vous entendez, c'est ma tête.
Je suis la fille muette de celle qu'on appelait l'Aventurière
Courage"
Ce
spectacle est une invitation au voyage intérieur, dans la tête
d'une femme qui, un jour, a décidé de ne plus parler
comme certains décident de ne plus grandir.
Elle repose des turpitudes. On se demande... Est-ce qu'elle est triste,
est-ce qu'elle a des amants, pour qui elle se maquille ce matin, qu'est-ce
qu'elle se dit quand elle remue les lèvres, qui lui a écrit
cette lettre qu'elle ouvre en tremblant ? Pourquoi elle rit ?
On se dit... On a tant de chagrin pour elle, qui est toute seule.
Seule comme seules le sont les muettes. Toute seule... mais peut-être
que son monde est plein de monde et que c'est nous qui sommes seuls
d'elle et qui ne le savons pas, et quand on pense qu'elle est triste,
elle pense à un baba au rhum ou à un pain au chocolat.
La presse:
"Les confidences d'une enfant du silence : Parfois, on éprouve
tant de chagrin pour cette femme-enfant parce qu'elle est là,
toute seule sur les planches... On la plaint mais on oublie que son
monde peut se remplir de merveilles... Le texte parle de solitude,
de légèreté, d'un personnage aux marges d'une
histoire, de la difficulté de communiquer et de la nature du
langage, écrit Gilles Cailleau. Il parle de la liberté
d'expression surtout. Ou de la liberté tout court. Le monologue
se déroule sur fond de guerre, même si le drame n'est
pas une évidence. Elle est au bord du gouffre. Des femmes comme
elles aux ailes brisées, il y en a tout près, au Kosovo,
en Tchétchénie, en Serbie, raconte le metteur en scène,
P.Vignoli, à propos du personnage. Un spectacle très
surprenant!"
La Provence.
"Avec
son caractère tantôt naïf, tantôt vindicatif,
c'est une muette qui n'accepte pas le silence. Face à la mort,
elle incarne la vie."
La Marseillaise.