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C'est la guerre de Louis Calaferte,
c'est la France pur picrate, celle des épiciers, des curés,
des braves gens, de la bouffe.
C'est mon père, c'est mon oncle, c'est Tati pendant l'occupation.
C'est nous.
C'est les jeunes, c'est les vieux, les gros, les maigres,
ceux aux bérets et ceux aux chapeaux mous.
C'est la campagne et la ville, la parisienne et les provinciaux,
c'est les Macaronis, les Youpins et les Alsaciens.
C'est les gens, les amis, les voisins, qui aiment tant les enfants,
qui crient Vive Pétain et voteront Vive Le Pen.
C'est la France des patriotes perdus,
ballotés dans la guerre, défaits, humiliés, égarés.
C'est la France des lèche-culs, des miliciens et des résistants.
C'est la guerre,
c'est l'incroyable regard de l'enfant "qui apprend l'homme",
c'est l'incompréhension,
le désarroi des petites gens face aux grandes manoeuvres du monde.
Laurent Vercelletto
"... A la guerre il y
a l'oncle Emile, l'oncle Marcel, l'oncle Alfred, le fils de Céline,
Henri, le fils d'André."
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