Après
chez les Titch de Calaferte, prix du off 96, nous qui aimons tant
faire rire et sourire le public, nous attaquons à une histoire
dure, étouffante, un huis clos tragique, où les destinées
des protagonistes sont tendues vers la mort.
Montserrat, c'est l'histoire du choix d'un homme : sacrifier six innocents
enfermés avec lui, ou dénoncer la cachette du rebelle
Bolivar, qui porte en lui la révolution de tout un peuple,
en proie à la sauvagerie de l'occupant.
Bien-sûr, tout cela fera penser à des évènements
que notre monde déchiré côtoie de trop près.
Raison de plus pour en parler, car, même si tout cela se passera
dans un théâtre loin de celui "des opérations",
il semble que chacun de nous, acteurs et spectateurs, avons quelque
chose à prendre dans la représentation des intolérances
de toutes natures.